Κυριακή 2 Αυγούστου 2026
Florian Fhilippot -De Meloni au RN, la crise migratoire en Espagne provoque un réflexe voué à l’échec, et même mortifère : se tourner vers Bruxelles pour espérer trouver une solution.D’une façon ou d’une autre : « Bruxelles doit virer l’Espagne de Schengen », « Bruxelles doit revoir sa politique migratoire », « Bruxelles doit mieux contrôler les « frontières de l’UE ». etc. Peu importe.C’est se tromper radicalement de méthode.Le problème n’est pas l’Espagne (ou l’Allemagne en 2015 quand 1,5 million de migrants arrivaient sous Merkel, ou demain je ne sais quel pays, etc.).Le problème c’est nous.C’est que la France soit si dépendante des événements qui se déroulent chez ses voisins, voire de leurs choix politiques.Et cette dépendance extrême ne tombe pas du ciel : elle est le fruit de mécanismes européens pensés précisément pour créer et toujours renforcer cette dépendance.Appartenir à l’UE et à Schengen vous rend tragiquement dépendant des événements migratoires qui se déroulent dans les pays de la même zone.Se tourner vers Bruxelles c’est donc avaliser l’idée que renforcer les mêmes causes produira des effets différents.Bien évidemment que non. Bruxelles ne pourra au contraire que vouloir sauter sur l’occasion de cette nouvelle crise (comme elle le fait toujours) pour accroître encore son pouvoir. Ses prérogatives. Et donc accroître au final encore notre dépendance par rapport à ce qui se passe dans les autres pays de la zone.C’est en plus se méprendre tragiquement sur les ressorts internes de la « construction européenne » (destruction plutôt) depuis les origines : la libre circulation. Totale et inconditionnelle. L’abolition progressive des peuples et des nations. La diabolisation des frontières et des souverainetés nationales. Si on demande à l’UE de s’occuper encore davantage d’immigration, on en aura simplement encore davantage à la fin. L’ADN européiste ne produira jamais d’autres fruits…Comme le général De Gaulle le disait en 1960 lors d’une conférence de presse : « La France ne peut évidemment pas laisser son propre destin et même sa propre vie à la discrétion des autres »C’est plus vrai que jamais.Face à la crise migratoire actuelle, inutile de supplier Bruxelles ou de maudire l’Espagne. Je me fiche que Macron signe ou pas la supplique envoyée par 22 autres pays à Ursula Von der Leyen. Il faut 2 secondes pour comprendre que ce bout de papier ne changera rien. Il faut bien au contraire agir en adulte et gérer nous-mêmes le problème :- Être un État au sens plein du terme, c’est à dire (base de la base) retrouver des frontières nationales au sens plein du terme. Et non simplement des « frontières intérieures partiellement rétablies pour 1 à 6 mois renouvelable » comme Meloni vient d’en notifier la Commission européenne…Comme nous le faisons nous-mêmes depuis les attentats du 13/11/2015 sans interruption. Comme l’Allemagne le fait depuis 2024. Pour quels résultats au juste ?…- Retrouver la pleine maîtrise de notre politique migratoire : qui peut entrer ou pas, qui doit partir, etc.➡️ Cela s’appelle redevenir un pays indépendant. Cela passe nécessairement par la sortie des structures supranationales : mécanisme Schengen, UE, CEDH.Ce ne sera pas suffisant, il nous faudra ensuite prendre les bonnes décisions et les faire appliquer avec courage, mais c’est un préalable indispensable. Le reste n’est qu’échec programmé, agitation électoraliste et perte de temps. Ça vaut pour l’immigration, ça vaut pour tout le reste.
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